La culture data en entreprise est aujourd’hui partout… les outils aussi. Pourtant, malgré les investissements réalisés ces dernières années, les usages restent souvent limités. Tableaux de bord peu consultés, analyses sous-exploitées, décisions encore largement basées sur l’intuition… Le constat est largement partagé. Pour les entreprises, la question n’est donc plus “Faut-il investir dans la data ?”, mais “Comment la rendre réellement utile au quotidien, comment embarquer les métiers et comment ancrer les usages dans la durée ?”.
Dans cet épisode d’Impulsions Numériques, nous avons fait le point avec trois regards complémentaires :
- Thierry DANZO, responsable développement des usages Data et IA générative chez IFP Énergies Nouvelles ➚
- Hervé DURAND, responsable de la DSIN du pôle de service Data Factory chez IFP Énergies Nouvelles ➚
- Thomas DURAND, consultant chez Altimis Group ➚, filiale du Groupe Kardol spécialisée en BI et data
Un constat ressort nettement : le principal frein n’est pas technologique. La data est avant tout une affaire de culture, et c’est cette culture qui conditionne le passage de la donnée disponible… à la donnée réellement utilisée.
Une donnée omniprésente… mais encore sous-exploitée
La data est partout dans l’entreprise. Chaque processus, chaque interaction, chaque outil en génère. Qu’il s’agisse de données financières, RH, industrielles ou commerciales, les volumes n’ont jamais été aussi importants.
Dans certaines fonctions, la maturité est déjà bien installée. Les directions financières ou les ressources humaines disposent depuis longtemps de systèmes structurés, avec des indicateurs fiables et des outils de pilotage adaptés. Mais dès que l’on s’intéresse aux données métiers, la situation change. Les sources se multiplient, les formats diffèrent, les outils ne communiquent pas toujours entre eux. La donnée existe, mais elle reste fragmentée, parfois difficile à exploiter.
Ce n’est donc pas un problème de volume ou de disponibilité. C’est un problème d’usage.