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Décarbonation industrielle : décarboner grâce à son ERP, c’est possible !

Publié le 16/03/2026

Illustration d’un podcast consacré à la démarche de décarbonation industrielle et de réduction des émissions de CO₂
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La décarbonation industrielle n’est pas un sujet réservé aux grandes entreprises. Même lorsque les textes évoluent, les exigences restent très présentes, portées par les donneurs d’ordre, les acteurs financiers et, plus largement, par les marchés. Pour les industriels, la question n’est donc plus “Faut-il s’y mettre ?”, mais “Par où commencer, comment mesurer et comment piloter dans la durée ?”.

Dans cet épisode d’Impulsions Numériques ➚, nous avons fait le point avec trois regards complémentaires :



Un constat ressort nettement : la décarbonation devient un enjeu stratégique et opérationnel et l’ERP peut jouer un rôle clé pour passer de la théorie à l’action.


Décarbonation industrielle : un changement d’échelle incontournable


La trajectoire de décarbonation industrielle ne laisse plus de place à l’attentisme. Les objectifs climatiques européens et nationaux impliquent une accélération nette des efforts, dans un contexte économique déjà sous tension.

“L’industrie doit doubler son rythme de décarbonation.”
Portrait David Lolo
David LOLO

Economiste • La Fabrique de l’Industrie

Cette accélération repose sur des leviers connus : efficacité énergétique, sortie progressive des énergies fossiles, transformation des procédés industriels. Mais leur mise en œuvre soulève des arbitrages complexes, entre investissements, compétitivité et continuité de production.

La décarbonation n’est donc plus uniquement un sujet environnemental. Elle devient un sujet de stratégie industrielle, de choix technologiques et de positionnement marché.


Bilan carbone et empreinte produit : deux niveaux de pilotage complémentaires


Pour beaucoup d’industriels, la première étape consiste à établir un bilan carbone global de l’entreprise. Cet exercice est indispensable, mais il ne suffit plus.

Jean-Christophe Beau, consultant en stratégie RSE et décarbonation, le rappelle clairement : “Le bilan carbone, c’est recenser, qualifier et mettre en place un plan d’action.”

À ce pilotage global s’ajoute désormais une exigence croissante : le calcul de l’empreinte carbone des produits. Cette dimension devient déterminante dans les relations clients, notamment lorsque les donneurs d’ordre doivent intégrer les émissions de leurs fournisseurs dans leur propre Scope 3.

L’empreinte produit oblige à descendre dans le détail : matières premières, procédés de fabrication, énergie consommée, logistique et parfois même usage et fin de vie. Elle transforme la décarbonation en un sujet opérationnel, directement lié aux choix industriels et à la compétitivité des offres.


La donnée carbone : principal frein, mais aussi principal levier



Sur le terrain, les difficultés rencontrées par les industriels sont rarement liées au manque de volonté. Elles tiennent avant tout à la complexité de la donnée.

Franck Wantiez, responsable produit au sein du Groupe Kardol, souligne un point souvent sous-estimé : “Ce n’est pas le paramétrage de la solution qui prend du temps, mais la recherche et la qualification des données.”

La collecte des informations nécessaires, notamment sur les flux entrants et les facteurs d’émission, mobilise de nombreuses fonctions de l’entreprise. Le défi est encore plus marqué sur les émissions indirectes, en particulier celles liées aux fournisseurs. Obtenir des données fiables sur l’empreinte des produits achetés reste difficile, surtout lorsque l’entreprise ne représente pas un client stratégique pour ses partenaires.

Pourtant, cette contrainte devient aussi un levier. Les entreprises capables de structurer, fiabiliser et partager leurs données carbone répondent plus facilement aux attentes du marché, sécurisent leurs relations commerciales et renforcent leur crédibilité auprès des financeurs.


Pourquoi l’ERP s’impose comme un socle de pilotage carbone


Dans cette équation, l’ERP occupe une position centrale. Véritable colonne vertébrale du système d’information, il concentre déjà la majorité des données nécessaires au calcul des impacts environnementaux : nomenclatures, gammes, consommations, volumes de production, flux logistiques, données achats.

“Les principales informations dont nous avions besoin étaient déjà présentes dans l’ERP.”
Portrait Franck Wantier
Franck WANTIEZ

Responsable produit • Kardol

S’appuyer sur l’ERP présente plusieurs avantages décisifs. Les données qui y sont stockées sont maintenues, cohérentes et directement liées à la réalité industrielle. Elles sont également traçables, ce qui devient essentiel dans un contexte d’audits et de contrôles accrus.

“Les données carbone doivent être traitées avec la même rigueur que les données financières.”
Portrait Jean-Christophe Beau
Jean-Christophe BEAU

Consultant et associé • Act for Now

Au-delà du reporting, l’ERP permet surtout de passer au pilotage. En croisant impacts carbone, coûts et contraintes industrielles, l’entreprise peut simuler des scénarios, comparer des options et éclairer ses décisions : changement de matière, évolution d’un procédé, réorganisation d’un site de production, choix d’un fournisseur.


ERP et outils complémentaires : une approche pragmatique


L’ERP n’a pas vocation à couvrir seul l’ensemble des besoins liés à la décarbonation industrielle. Certaines plateformes spécialisées apportent une valeur ajoutée sur des analyses plus poussées, comme l’analyse de cycle de vie complète ou la production de formats réglementaires spécifiques.

L’enjeu n’est donc pas de choisir entre ERP et outils spécialisés, mais de les articuler intelligemment. L’ERP joue le rôle de socle de données fiable et auditable, tandis que des briques complémentaires viennent enrichir l’analyse, la simulation ou la planification stratégique.

Cette approche permet d’éviter les ressaisies, de limiter les risques d’erreur et de fluidifier les échanges entre systèmes, tout en conservant une vision cohérente et consolidée.


De la contrainte carbone à l’avantage compétitif


La question du coût reste centrale. Décarboner nécessite des investissements, parfois lourds et la rentabilité n’est pas toujours immédiate. Pourtant, des évolutions structurelles modifient progressivement l’équation.

David Lolo souligne un mouvement de fond : “La décarbonation peut devenir un levier de compétitivité, à condition que le marché valorise les productions moins carbonées.”

Cette valorisation passe par plusieurs canaux : exigences des donneurs d’ordre, critères des financeurs, politiques publiques, mécanismes d’ajustement carbone aux frontières. Même si ces dispositifs sont encore en construction, la tendance est claire : les entreprises capables de prouver leurs efforts et de piloter leur trajectoire seront mieux armées à moyen terme.


Par où commencer concrètement ?


Pour les industriels qui souhaitent engager la démarche, une approche progressive et structurée s’impose.

D’abord, mettre en place une gouvernance transverse. La décarbonation industrielle concerne la RSE, mais aussi les achats, la supply chain, la production, la finance, le commerce et l’IT. Sans coordination, les données restent fragmentées.

Ensuite, cadrer les objectifs. Quelles attentes clients ? Quelles obligations réglementaires ? Quels produits ou sites prioritaires ? Ce cadrage conditionne le choix des outils et la pertinence des indicateurs.

Enfin, avancer par étapes. Commencer par les périmètres les plus significatifs permet de fiabiliser la méthode, d’embarquer les équipes et de construire une trajectoire réaliste avant de généraliser.

Ce qu'il faut retenir


  • La décarbonation industrielle est devenue un enjeu stratégique et concurrentiel.
  • L’empreinte carbone produit complète désormais le pilotage global de l’entreprise.
  • Le principal défi réside dans la structuration et la fiabilité des données, notamment fournisseurs.
  • L’ERP constitue un socle robuste, traçable et auditable pour industrialiser le pilotage carbone.
  • La réussite repose sur une gouvernance transverse et une approche progressive.

La décarbonation impose désormais un double pilotage : global, à travers le bilan carbone de l’entreprise, et opérationnel, via l’empreinte produit. L’un fixe la trajectoire, l’autre influence concrètement les décisions industrielles et commerciales.

Pour articuler ces deux niveaux, la donnée doit être fiable, structurée et exploitable. En s’appuyant sur l’ERP, l’entreprise transforme la contrainte carbone en outil de décision stratégique.

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