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Facturation électronique : le compte à rebours est déclenché

Publié le 19/01/2026 • Agnès Cotignac

Illustration d’un podcast consacré aux enjeux de la facture électronique et aux obligations réglementaires pour les entreprises.
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Septembre 2026 peut sembler loin. Pourtant, pour la réforme de la facturation électronique, le compte à rebours est déjà bien entamé. Entre choix d’une plateforme agréée, adaptation de l’ERP, cartographie des flux et formation des équipes, attendre la dernière minute n’est plus une option.

Dans notre premier épisode du podcast Impulsions Numériques, nous avons réuni trois experts de la réforme :

  • Deux représentants de la DGFIP
  • Et un spécialiste de la facturation électronique au sein d’ERT Intégration, filiale du Groupe Kardol intégrant la solution SAP Business One.

Objectif : clarifier les enjeux, le calendrier et les étapes concrètes pour les entreprises industrielles.

Réforme facturation électronique 2026 : de quoi parle-t-on vraiment ?


Comme le rappelle la DGFIP, il ne s’agit pas d’"inventer" la facturation dématérialisée, mais de l’harmoniser et la généraliser au niveau national.

Aujourd’hui, les entreprises jonglent encore entre :
  • Des factures papier
  • Des PDF envoyés par e-mail
  • Des portails fournisseurs
  • Des premières factures structurées via des plateformes

La réforme vise à :
  • Imposer un format structuré pour les factures entre entreprises établies en France (UBL, CII ou Factur-X).
  • Centraliser et fiabiliser les données au profit de l’entreprise (pilotage, délais de règlement, réduction des litiges).
  • Renforcer la transparence fiscale et préparer la future réforme européenne qui généralisera la facturation électronique aux échanges intracommunautaires à horizon 2030.

"Avec cette réforme, on ne crée pas la facturation électronique, on la généralise."
malika-sakhi.avif
Malika SAKHI

Chargée de mission à la direction de projet facturation électronique • DGFIP

Pour les directions financières et les directions générales industrielles, c’est donc autant une contrainte réglementaire qu’un levier de performance.

Un calendrier resserré : 2026–2027, donc des actions à lancer dès maintenant


La date clé à retenir est le 1ᵉʳ septembre 2026 :
  • Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée.
  • Les grandes entreprises et ETI devront, en plus, émettre leurs factures au format électronique et assurer leur e-reporting à cette même date.

Les TPE, PME et micro-entreprises disposent d’un délai supplémentaire : elles devront émettre des factures électroniques et réaliser le e-reporting au plus tard le 1ᵉʳ septembre 2027.

Autrement dit :
  • 2026 n’est pas le début des travaux, mais l’échéance.
  • Le temps nécessaire pour auditer les flux, choisir une plateforme, adapter l’ERP et former les équipes impose de s’y préparer dès maintenant.

"L’urgence, c’est de se poser des questions sur l’effort à produire."
sebastien-rabineau.avif
Sébastien RABINEAU

Directeur du projet facturation électronique • DGFIP

PPF, PA, SC : démêler les sigles pour mieux décider


La réforme facturation électronique 2026 s’appuie sur un écosystème structuré autour de trois briques principales :

1. Le Portail Public de Facturation (PPF)

Le PPF (Portail Public de Facturation) joue un double rôle :
  • Concentrateur de données : il collecte les informations issues des plateformes agréées pour les transmettre à l’administration fiscale.
  • Annuaire des entreprises : il permet d’identifier, pour chaque entreprise, la plateforme de réception déclarée.

C’est lui qui assure la cohérence globale du dispositif.

2. La plateforme agréée (PA)

La PA (plateforme agréée) est un intermédiaire certifié par l’administration qui va :
  • Transmettre les factures électroniques dans les formats attendus
  • Gérer les statuts de traitement (émise, reçue, refusée, payée, etc.)
  • Assurer le lien avec le PPF pour le e-reporting

Une entreprise peut, si besoin, choisir plusieurs plateformes agréées (par exemple, une pour l’émission et une autre pour la réception), même si la plupart des organisations industrielles chercheront à rationaliser leur paysage applicatif.

3. La solution compatible (SC)

La solution compatible (ancien OD – opérateur de dématérialisation) sert d’interface entre :
  • Les outils de gestion internes (ERP, solution comptable, outils métiers)
  • Et la ou les plateformes agréées

Elle simplifie le routage des flux, enrichit les données et facilite le reporting, en particulier pour les entreprises industrielles disposant déjà d’un ERP structurant comme IFS Cloud, Sage X3, SAP Business One ou Sylob.

Pourquoi la réforme facturation électronique 2026 est aussi une opportunité


Au-delà de l’obligation, les trois experts convergent sur un point : bien menée, la réforme est une source de gains opérationnels.

Automatisation et gain de temps

En centralisant la réception sur une plateforme agréée, l’entreprise :
  • Ne cherche plus ses factures "partout" (e-mails, portails, courrier)
  • Gagne en visibilité grâce à un tableau de bord unique
  • Diminue les saisies manuelles et les traitements éclatés

"On va se retrouver dans une situation où on n’a plus besoin d’aller chercher partout les factures. On a un endroit avec un tableau de bord clair."
sebastien-rabineau.avif
Sébastien RABINEAU

Directeur du projet facturation électronique • DGFIP

Réduction des erreurs et des litiges

La normalisation des formats et le contrôle des données en amont permettent de :
  • Fiabiliser les montants et les références
  • Limiter les divergences entre commande, livraison et facture
  • Réduire les allers-retours entre comptabilité, ADV et fournisseurs

Pour un industriel, cela se traduit concrètement par moins de blocages de factures, moins de litiges et un process plus fluide entre achats, production et finance.

Amélioration de la trésorerie

En accélérant le traitement – de la réception à la mise en paiement – les entreprises peuvent :
  • Mieux respecter les délais de règlement
  • Sécuriser leurs relations fournisseurs
  • Et, côté émission, accélérer l’encaissement grâce à des circuits plus courts et plus fiables

Comme le souligne Gaël Grillet Munier, "l’amélioration de la trésorerie" fait partie des bénéfices majeurs attendus.

Comment se préparer concrètement : les 5 chantiers à lancer dès maintenant


Pour une PME ou ETI industrielle, la préparation à la réforme facturation électronique 2026 peut se structurer autour de cinq grands chantiers :

1. S’informer et clarifier ses obligations

Premier réflexe, se rapprocher de ses interlocuteurs naturels :
  • Expert-comptable
  • Éditeur ou intégrateur ERP
  • Fédération professionnelle
  • Partenaires métiers.

L’administration met également à disposition des ressources dédiées et des outils d’auto-diagnostic pour identifier, en quelques questions, le niveau d’obligation de l’entreprise.

2. Auditer ses flux de facturation

Il s’agit de dresser un état des lieux précis :
  • Combien de factures émises et reçues par an ?
  • Quelle répartition B2B / B2C / international ?
  • Quels circuits actuels (papier, e-mail, portail, EDI) ?
  • Quels outils : ERP, logiciel comptable, solutions métiers ?

Cet audit permet de mesurer l’effort à produire : simple choix d’une plateforme standard ou projet plus structurant avec intégration poussée à l’ERP.

3. Choisir une plateforme agréée adaptée à ses cas d’usage

Toutes les plateformes agréées ne couvriront pas tous les cas d’usage. Il est donc essentiel de :
  • Identifier ses scénarios métier (industrie, services, multi-sites, multi-sociétés, etc.)
  • Vérifier que la plateforme gère les flux et statuts nécessaires
  • Anticiper les besoins spécifiques (fort volume B2C, reporting automatisé, suivi des statuts détaillés…)

"Il existe des cas d’usage identifiés et il faut s’assurer que les flux actuels de son entreprise sont bien compris dans l’un ou plusieurs de ces cas d’usage."
gael-grillet-munier.avif
Gaël GRILLET-MUNIER

Directeur Général • ERT Intégration

4. Vérifier la compatibilité avec l’ERP et nettoyer ses données

Deux points critiques pour la réussite du projet :
  • Interopérabilité avec l’ERP : il doit pouvoir dialoguer avec la solution compatible et la plateforme agréée, idéalement via des connecteurs robustes.
  • Qualité des données de base : Siren/Siret, coordonnées clients et fournisseurs, modes de facturation, conditions de règlement.

Un travail de nettoyage de base clients/fournisseurs est souvent indispensable pour éviter que la réforme ne « révèle » des incohérences déjà présentes dans le système.

5. Tester, former, accompagner le changement

Comme tout projet de transformation numérique, la facturation électronique ne se limite pas à un paramétrage technique :
  • Tests d’intégration en émission et en réception
  • Recette métier avec la comptabilité, les achats, l’ADV, voire la production
  • Formation des utilisateurs : lecture des statuts, nouveaux circuits de validation, nouvelles habitudes de traitement

Ce qu'il faut retenir


  • La réforme facturation électronique 2026 n’est pas une option, c’est une obligation pour toutes les entreprises, avec un calendrier resserré jusqu’en 2027.
  • L’enjeu n’est pas seulement réglementaire : automatisation, réduction des erreurs, meilleure trésorerie et pilotage plus fin comptent parmi les principaux bénéfices.
  • Le choix de la plateforme agréée doit être aligné avec vos cas d’usage métier et votre paysage applicatif (ERP, solutions métiers, BI, etc.).
  • L’anticipation est essentielle : audit des flux, nettoyage des données, tests, formation… tout cela prend du temps.
  • Vous n’êtes pas obligé de d'avancer seul : experts-comptables, éditeurs, intégrateurs comme le Groupe Kardol peuvent vous accompagner tout au long du projet.

La réforme facturation électronique 2026 marque un tournant dans la manière dont les entreprises gèrent leurs flux financiers. Ceux qui se contenteront de la subir risquent de se retrouver en difficulté à l’approche des échéances. Ceux qui la verront comme une opportunité de moderniser leurs processus, d’aligner leurs outils et de fiabiliser leurs données y trouveront un véritable avantage compétitif.

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